Platero y yo
Texte de Juan Ramón Jiménez
Musique de Mario Castelnuovo-Tedesco
Vincent Dujardin, récitant
Johan Fostier, guitare
Paru en 1914, le conte Platero et moi est toute de suite un succès.
L'auteur, Juan Ramon Jiménez, poète andalou talentueux, a reçu pour
son œuvre le Prix Nobel de littérature en 1956.
Mario Castelnuovo-Tedesco, guitariste d'origine italienne, lui a rendu hommage en composant
une pièce musicale conçue pour ne "faire qu'un" avec le conte.
Le résultat est simple mais néanmoins subtil: d'une poésie et
d'une élégance persuasives,la guitare introduit chaque chapitre
présentant le thème qui se concrétise plus tard par le récit.
Ayant la notoriété du Petit Prince, s'adressant au public adulte,
Platero et moi raconte plus qu'une histoire d'amitié d'un homme et son âne,
il révèle le caractère sombre et noir de l'âme humaine.
Platero y yo ressemble à un conte pour enfants aux résonances symbolistes.
L'auteur met en scène l'âne Platero, ses camarades de pâturage
et l'auteur lui-même.
Juché sur son âne, celui-ci dialogue avec l'animal, qu'il nomme
aimable Marc-Aurèle-des-Prés, et se montre en parfaite communion
avec les humbles bêtes, victimes éternelles des moqueries des hommes.
Platero évoque un monde d'innocence, un paradis plein de couleur
et de fraîcheur où règnent l'amitié, la tendresse
et l'harmonie avec la nature.
Ce qui nous frappe dans Platero, c'est son insistance à nous rappeler
la finitude de tout être, de toute chose, comme si à travers son regard pur,
innocent et tendre, l'âne nous invitait face à l'angoisse de la mort,
à affiner notre regard sur la beauté des choses, et à aimer plus, maintenant...
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